Le film « Conclave », un thriller palpitant centré sur l’élection d’un nouveau pape au Vatican, ne cesse de faire parler de lui, surtout en raison d’une controverse majeure nourrie par des accusations d’anti-catholicisme. Alors que le scénario a remporté un Golden Globe, le scénariste Peter Straughan s’est retrouvé au cœur d’un débat brûlant à la suite des critiques acerbes de Megyn Kelly, animatrice réputée, qui a ouvertement dénoncé le film. Cette polémique soulève plusieurs questions : pourquoi « Conclave » suscite-t-il autant d’émotions ? Quel est le fondement des accusations portées ? Quelle est la défense apportée par le scénariste ? Et comment cette controverse reflète-t-elle les rapports entre religion et cinéma aujourd’hui ? Nous allons examiner ces points incontournables :
- Les origines et le contenu du film « Conclave » ainsi que son accueil public et critique.
- Les accusations formulées par Megyn Kelly, notamment concernant les choix narratifs controversés.
- La réponse et la défense approfondie de Peter Straughan, scénariste du film.
- Les enjeux liés à la représentation de la religion dans le cinéma contemporain.
- Les retombées médiatiques et culturelles de cette polémique.
Sommaire
- 1 Le film « Conclave » : synopsis, réception et contexte de la controverse anti-catholique
- 2 Megyn Kelly et les accusations d’anti-catholicisme : éléments et prises de position
- 3 Peter Straughan défend « Conclave » et réfute les accusations d’anti-catholicisme
- 4 Les enjeux du traitement de la religion dans le cinéma contemporain à travers « Conclave »
- 5 Conséquences et retombées médiatiques de la polémique autour de « Conclave » en 2026
Le film « Conclave » : synopsis, réception et contexte de la controverse anti-catholique
Le film « Conclave », réalisé par Edward Berger et adapté du roman éponyme de Robert Harris, plonge le spectateur dans le huis clos tendu et complexe de l’élection d’un nouveau pape après la disparition soudaine d’un pontife. L’intrigue tourne majoritairement autour du cardinal Thomas Lawrence, incarné par Ralph Fiennes, qui navigue entre intrigues, secrets et luttes de pouvoir au sein du Vatican. Ce thriller explore avec intensité les tensions entre spiritualité, politique ecclésiastique et questions de morale.
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Sorti en salles en 2024 aux États-Unis, le film a connu un succès notable, étant nominé huit fois aux Oscars et remportant notamment un Golden Globe pour son scénario. Sa diffusion sur la plateforme Peacock a également permis à un large public de le découvrir. La presse a salué la qualité narrative et la puissance dramatique du scénario, ce qui place « Conclave » à la croisée des chemins entre une fiction politique et un drame religieux.
Malgré son accueil globalement positif, ce film a néanmoins déclenché un vif débat parmi certaines communautés catholiques, qui ont dénoncé ce qu’elles perçoivent comme une représentation caricaturale et négative de l’institution ecclésiastique. Ce ressentiment a trouvé un écho particulier dans la critique publique portée par Megyn Kelly, personnalité médiatique influente aux États-Unis qui s’est élevée vigoureusement contre ce qu’elle considère comme une attaque envers la foi catholique.
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Les critiques reprochent notamment au film une vision sombre et cynique des cardinaux, présentés comme moralement faillibles, ainsi qu’un dénouement jugé choquant et déplacé par une partie de l’audience. Cette controverse atteint un point culminant quand Megyn Kelly parle d’« anti-catholicisme » très marqué, provoquant une réaction en chaîne dans les médias. Cela soulève des enjeux cruciaux liés à la représentation de la religion dans les œuvres cinématographiques, sujet qui continue de susciter d’intenses échanges dans la société contemporaine.

Megyn Kelly et les accusations d’anti-catholicisme : éléments et prises de position
Megyn Kelly, connue pour son franc-parler et son rôle d’animatrice très suivie, a clairement exprimé son indigestion face au film « Conclave ». Dans une série de publications sur le réseau social X, elle a qualifié ce film d’« anti-catholique » dans le sens le plus péjoratif, dénonçant son traitement des figures ecclésiastiques et le cadre narratif général. Elle cite notamment l’absence de personnages positifs qui pourraient servir de modèle ou de contrepoids aux sombres portraits qui dominent l’intrigue.
Le tournant controversé de la révélation finale du film, où le nouveau pape Vincent Benitez, joué par Carlos Diehz, dévoile qu’il est intersexué, a constitué pour Kelly un motif de forte désapprobation. Elle a estimé que ce choix scénaristique était non seulement une provocation à l’égard des croyants, mais aussi une manière maladroite de s’attaquer à l’Église en mêlant des questions d’identité de genre à la religion d’une façon qu’elle juge irrespectueuse.
Dans ses déclarations publiques, Kelly souligne en outre qu’un tel traitement n’aurait jamais été appliqué à d’autres religions, citant notamment l’islam, que selon elle les médias respectent davantage dans leurs fictions. Cette perception d’un double standard nourrit chez elle un sentiment d’injustice qui contribue à la colère et la véhémence de son discours.
Ces accusations ont déclenché un débat intense entre conservateurs religieux et professionnels du cinéma, car elles questionnent la marge de liberté que peut s’octroyer une œuvre artistique dans le traitement d’un sujet aussi sensible que la religion. Kelly résume sa position en déplorant qu’« il n’y ait presque aucun personnage rédempteur dans le film et que presque tous les cardinaux soient moralement compromis », ce qui à ses yeux contribue à ternir l’image de l’institution catholique.
- Absence de personnages positifs pour incarner une foi authentique.
- Révélation finale sur l’intersexualité du pape : source majeure de polémique.
- Sentiment de partialité et de dénigrement continu envers l’Église catholique.
- Déclaration d’un double standard dans le traitement des religions au cinéma.
- Appel à respecter le cœur spirituel de la foi et éviter des provocations inutiles.
Peter Straughan défend « Conclave » et réfute les accusations d’anti-catholicisme
Face à ces critiques virulentes, Peter Straughan, le scénariste du film, n’est pas resté silencieux. Lors d’une conférence de presse aux Golden Globes, le scénariste, qui a remporté un prestigieux prix pour son travail, a affirmé avec fermeté qu’il ne considère pas « Conclave » comme un film anti-catholique. Il précise qu’il a grandi dans la religion catholique, ayant même été enfant de chœur, ce qui l’implique personnellement dans le respect de la foi et de ses valeurs.
Straughan explique que son intention n’était pas d’attaquer la religion en tant que telle, mais de montrer la complexité et les contradictions existantes dans toute institution humaine, y compris au sein de l’Église. Son objectif était de mettre en lumière la tension permanente entre pouvoir temporel et spiritualité. Le message qu’il souhaite transmettre est que l’Église « doit toujours rechercher son noyau spirituel », mettant en garde contre les dérives liées à la lutte pour l’influence.
Concernant la révélation finale sur la nature intersexuée du nouveau pape, Straughan la défend comme un élément symbolique chargé de signification. Il considère que ce choix dramatique invite à réfléchir sur la diversité humaine, les préjugés, ainsi que la complexité des figures spirituelles contemporaines. Loin d’être une provocation gratuite, cette décision s’inscrit dans une volonté d’explorer des thèmes modernes et sensibles.
Cette approche a le mérite de susciter une discussion plus large sur les défis auxquels fait face l’Église dans le contexte actuel, y compris sur des sujets souvent tabous. Le scénariste rappelle également que le film est une fiction librement interprétée et que la diversité des personnages reflète les réalités humaines plus que des jugements de valeur purement négatifs.
| Point critiqué par Megyn Kelly | Réponse de Peter Straughan |
|---|---|
| Film anti-catholique | Fiction traitant la complexité humaine, pas une attaque contre la foi |
| Absence de personnages positifs | Exploration des contradictions institutionnelles, pas caricature |
| Révélation finale sur l’intersexualité du pape | Symbole de diversité humaine et réflexion moderne |
| Impact sur l’image de l’Église | Appel à retrouver un noyau spirituel essentiel |
Cette défense montre que l’œuvre peut être perçue de façon plurielle selon le prisme des convictions personnelles, ce qui est souvent le cas pour des films traitant d’enjeux religieux ou sociétaux importants.
Les enjeux du traitement de la religion dans le cinéma contemporain à travers « Conclave »
La controverse autour du film « Conclave » illustre un débat socioculturel plus vaste sur la façon dont le monde du cinéma aborde les questions religieuses. De nombreux cinéastes s’efforcent aujourd’hui de conjuguer authenticité dramatique et respect des croyances, mais cela n’est pas sans provoquer des conflits ou des incompréhensions. Le fait que le film ait été perçu comme anti-catholique par certains est révélateur des tensions existantes entre expression artistique et dogmes religieux.
Représenter la religion dans un cadre narratif oblige souvent à naviguer entre plusieurs exigences :
- Fidélité aux faits et traditions : pour ne pas heurter les croyants et garantir une certaine crédibilité.
- Liberté créative : pour renouveler les récits et offrir une lecture contemporaine.
- Prise en compte des évolutions culturelles : intégrer des thèmes actuels comme l’identité de genre, la tolérance, la diversité.
- Éviter la caricature : éviter les portraits unilatéraux pouvant alimenter les préjugés.
- Dialogue avec le public : la réception varie selon le bagage culturel et spirituel des spectateurs.
Ce subtil équilibre est difficile à atteindre. « Conclave » se situe précisément à cette intersection où certains spectateurs attendent un respect scrupuleux, tandis que d’autres s’ouvrent à une interprétation plus libre. Cet affrontement d’attentes génère la controverse, qui peut pourtant être enrichissante pour le débat public.
À titre d’exemple, la controverse crée souvent une visibilité accrue, ce qui peut aider à mieux comprendre les enjeux de la religion dans la société moderne. De plus, ce type de film stimule le dialogue entre différentes générations et sensibilités, ce qui est indispensable pour appréhender des sujets complexes et sensibles.
Conséquences et retombées médiatiques de la polémique autour de « Conclave » en 2026
Cette polémique a eu des impacts certains tant sur la perception du film que sur la carrière des acteurs et du réalisateur. Il est notable que malgré la critique acerbe, la controverse n’a pas freiné le succès du film, qui continue de battre des records d’audience sur les plateformes de streaming. Cela souligne que le public reste très intéressé par ce type d’histoires, même s’il y a des débats sous-jacents.
Les acteurs principaux comme Ralph Fiennes, Stanley Tucci et John Lithgow se sont retrouvés sous les projecteurs, mêlés à une discussion souvent polarisée mais toujours intense. Le réalisateur Edward Berger, quant à lui, a défendu son travail en insistant sur la créativité et le message du film. Ce moment a également révélé combien le cinéma religieux est un secteur à part, sensible à la fois aux critiques externes et à l’attention des médias.
Voici une synthèse des retombées majeures en 2026 :
| Effet | Description | Conséquence directe |
|---|---|---|
| Visibilité médiatique accrue | La controverse a attisé débats et curiosité | Hausse d’audience sur plateformes de streaming |
| Perception polarisée | Les critiques divisent entre défenseurs et opposants | Débat sur liberté artistique vs respect religieux |
| Écho dans la sphère religieuse | Une prise de position de leaders et fidèles | Renforcement des discussions internes sur l’image de l’Église |
| Dynamique de carrière | Impact sur la notoriété des intervenants dans le film | Visibilité accrue pour les acteurs et le réalisateur |
Ainsi, le débat autour du film « Conclave » continue d’être une référence en matière d’interaction entre cinéma, religion et société en 2026, soulignant l’importance d’aborder ces sujets avec nuance et ouverture.



