« Going Dutch » sur FOX propose une sitcom militaire qui peine à trouver son rythme, affichant un mélange insipide entre humour forcé et émotions absentes. Depuis son lancement, cette émission télé a suscité une déception palpable auprès des spectateurs séduits par la présence de Denis Leary, un acteur reconnu pour son talent comique grincheux et incisif. Cette série, qui se déroule dans une garnison américaine en apparence banale, soulève des critiques variées, notamment en matière d’écriture et de chimie entre les personnages principaux.
Dans cet article, nous allons aborder :
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- Les attentes déçues liées à la dynamique père-fille entre Denis Leary et Taylor Misiak,
- Les défauts structurels de la série dans son écriture et son humour,
- Les rares moments où la série s’autorise une vraie satire politique,
- Et enfin, une analyse des personnages secondaires et des perspectives d’évolution.
Ce point de vue s’appuie sur les épisodes diffusés et les retours critiques qui soulignent l’écart entre les ambitions affichées et la réalité du divertissement offert.
Un manque d’alchimie évident entre Denis Leary et Taylor Misiak nuit à l’impact de « Going Dutch »
« Going Dutch » met en scène Denis Leary dans le rôle du colonel Patrick Quinn, exilé à Stroopsdorf pour ses prises de position tranchées. Sa fille, le capitaine Maggie Quinn, jouée par Taylor Misiak, est censée apporter une connexion émotionnelle forte qui humaniserait l’histoire. Or, il ressort clairement des premiers épisodes que leur relation est trop distante pour convaincre. Le duo ne parvient pas à incarner un véritable lien familial, ce qui se traduit par une absence flagrante d’émotion et de complicité à l’écran.
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Cette dissonance affecte la portée dramatique de la série : là où une sitcom militaire pourrait tirer avantage d’un contraste sacré entre rigueur militaire et tendresse familiale, « Going Dutch » donne plutôt l’impression d’un dialogue maladroit entre deux étrangers croisés par hasard. Le résultat est une dynamique peu engageante qui laisse le spectateur indifférent et limite l’intensité des scènes.
Exemple précis : absence de scènes marquantes
Dans les trois premiers épisodes, seul un bref moment de tension entre le colonel Quinn et sa fille évoque une promesse d’émotion profonde. Cette tentative reste malheureusement anecdotique face à la mise en scène rigide et au jeu peu convaincant, surtout lors des échanges censés créer du lien entre eux.
Des épisodes de 22 minutes peinent à délivrer un vrai humour et tomber dans le vide
La nature même de la série, avec des épisodes courts d’environ 22 minutes comme pour toute sitcom classique, suggère un rythme vif, centré sur des punchlines et des situations comiques constantes. Pourtant, le manque d’humour est la critique majeure adressée à cette émission télé sur FOX. Les blagues se font rares et tombent souvent à plat. Denis Leary, pourtant reconnu pour son humour grincheux et piquant, semble ici sous-exploité, s’appuyant davantage sur sa réputation que sur une écriture solide.
La tonalité sans relief fait que les séquences censées être drôles laissent un goût d’inachevé. Dans une comédie de ce genre, l’écriture doit être tranchante pour maintenir le spectateur accroché, ce que « Going Dutch » ne parvient pas à atteindre sur l’ensemble des épisodes diffusés.
Liste des défauts d’écriture identifiés :
- Dialogues simplistes et peu naturels, notamment dans la relation père-fille.
- Absence de véritable structure comique ou de running gag efficace.
- Sujets traités superficiellement sans vraie analyse ni profondeur humoristique.
- Personnages archétypaux sans personnalité nuancée; caricatures prévisibles.
- Peu d’intégration harmonieuse du contexte militaire au service de l’humour.
« Going Dutch » trouve parfois son souffle dans une satire politique sur l’armée et la CIA
Cependant, lorsque la série s’aventure à critiquer l’impérialisme américain et les méthodes peu orthodoxes des agences comme la CIA, elle dévoile un potentiel intéressant. L’arrivée du personnage Rick, un agent de la CIA incarné par Parker Young, dans l’épisode cinq donne lieu à quelques-uns des meilleurs gags de la série. Ces scènes parviennent à allier humour décapant et sarcasme politique.
Le colonel Quinn exprime sa détestation des pratiques douteuses de la CIA, les critiquant avec des punchlines telles que « l’écoute et la drogue ». Cette critique décalée marque un véritable contraste avec le reste de l’émission, et constitue une piste à exploiter sur le long terme pour enrichir la série en humour et en mordant.
Détail de la satire dans l’épisode cinq
| Élément | Description | Effet comique |
|---|---|---|
| Personnage Rick | Agent CIA excentrique et maladroit | Gags sur l’incompétence et la paranoïa |
| Critique du colonel Quinn | Remarques cinglantes sur les méthodes de la CIA | Humour sarcastique et ironique |
| Défis à Stroopsdorf | Situation absurde face aux missions militaires | Contraste comique entre sérieux militaire et vie quotidienne |
Personnages secondaires et avenir incertain de la série sur FOX
Outre les deux axes principaux incarnés par Leary et Misiak, les personnages secondaires tentent d’apporter un peu d’humanité et de dynamisme. Danny Pudi, en tant que second de bord assez compétent, offre quelques subtilités, tandis que Hal Cumpston et Laci Mosley insufflent une fraîcheur bienvenue, surtout dans la gestion des tâches quotidiennes et comiques de la base.
Malgré quelques éclaircies, ces figures ne suffisent pas à surmonter le mélange insipide et le manque de cœur caractérisant l’ensemble de la série. La critique et le public restent divisés, et l’avenir de « Going Dutch » sur FOX paraît incertain, notamment en raison de performances d’audiences insuffisantes et d’un accueil critique mitigé.



